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Méningite : Qui sera concerné par les nouvelles règles de vaccination ?

Face à une recrudescence inquiétante des cas de méningite en France, les autorités sanitaires envisagent d’étendre l’obligation vaccinale. Avec plus de 600 cas recensés en 2024, un record depuis 20 ans, le gouvernement veut agir rapidement pour protéger les populations les plus vulnérables. Décryptage des nouvelles mesures et des publics concernés.

Une flambée de cas qui inquiète

Les méningites, provoquées par des bactéries appelées méningocoques, sont des infections extrêmement graves. Elles peuvent entraîner des méningites, des septicémies, voire des complications mortelles en l’absence de traitement rapide. Même soignées, ces infections laissent souvent des séquelles lourdes. En 2024, la France a enregistré un nombre record de cas, poussant les autorités à réagir.

Le ministre de la Santé, Yannick Neuder, a annoncé que de nouvelles règles vaccinales seraient mises en place dans les prochaines semaines. L’objectif est clair : protéger les enfants et les jeunes adultes, particulièrement exposés à ces infections.

Les enfants de moins de trois ans en première ligne

La Haute Autorité de Santé (HAS) a récemment émis un avis recommandant de rendre obligatoire le vaccin contre les méningocoques A, C, W et Y (ACWY) pour les enfants de moins de deux ans. Elle propose également de l’étendre aux enfants de moins de trois ans dès cette année. Ce vaccin, qui remplace l’ancien vaccin ciblant uniquement les souches B et C, vise à répondre à l’émergence de souches plus rares mais particulièrement dangereuses, comme le méningocoque W.

Le ministre de la Santé a assuré que ces recommandations seraient rapidement mises en œuvre. « C’est une histoire de quelques semaines », a-t-il déclaré, soulignant l’urgence de la situation.

Une campagne de vaccination pour les jeunes adultes

Outre les enfants, les jeunes adultes sont également dans le viseur des autorités sanitaires. La HAS recommande une grande campagne de vaccination pour les 15-24 ans, ciblant ceux qui n’ont jamais été vaccinés contre les méningocoques. Le ministre envisage de lancer cette campagne avant l’été, sur le modèle d’une initiative déjà testée à Rennes.

À partir de la rentrée scolaire, une autre campagne sera déployée dans les collèges pour vacciner les 11-14 ans. Cette opération sera couplée à la vaccination contre le papillomavirus, afin de simplifier le message et d’optimiser les ressources.

Pourquoi une telle urgence ?

La méningite est une maladie imprévisible et foudroyante. Les souches A, C, W et Y, autrefois marginales, sont devenues plus fréquentes et plus meurtrières. Le méningocoque W, en particulier, est responsable de nombreux décès et complications graves. Face à cette menace, la vaccination apparaît comme le meilleur moyen de protection.

Les autorités sanitaires insistent sur l’importance de simplifier le message pour le grand public. En rendant la vaccination obligatoire et en lançant des campagnes ciblées, elles espèrent endiguer la propagation de la maladie et protéger les générations futures.

Un engagement fort pour la santé publique

Ces nouvelles mesures s’inscrivent dans une stratégie globale de prévention des maladies infectieuses. En agissant rapidement et de manière ciblée, le gouvernement et les autorités sanitaires montrent leur détermination à protéger la population, en particulier les plus jeunes.

La méningite ne doit pas être prise à la légère. Grâce à ces nouvelles règles de vaccination, des vies pourront être sauvées. Reste maintenant à informer et à mobiliser le public pour que ces mesures atteignent leur objectif.

Sources :