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Julien Odoul s’emporte en direct après sa condamnation : Le scandale explosif

Le député RN Julien Odoul a vécu une soirée mouvementée sur le plateau de LCI, quelques heures seulement après sa condamnation dans l’affaire des assistants parlementaires européens. Un moment de tension révélateur du climat politique actuel.

Une condamnation lourde de conséquences

Julien Odoul, député de l’Yonne et figure montante du Rassemblement National, a été condamné ce lundi 31 mars 2025 à 8 mois de prison avec sursis et 1 an d’inéligibilité pour détournement de fonds publics. Une peine qui s’ajoute à celle infligée à Marine Le Pen (5 ans d’inéligibilité) dans ce même dossier.

Le parlementaire a immédiatement fait appel, ce qui lui permet de conserver provisoirement ses mandats de député et de conseiller régional. Mais c’est sur le plateau de LCI que l’affaire a pris une tournure inattendue.

L’explosion en direct

À 22h18 précisément, lors d’une émission spéciale consacrée aux condamnations du RN, le ton est monté d’un cran entre Julien Odoul et l’avocat Patrick Klugman. Ce dernier, présent pour défendre l’institution judiciaire, s’est vu intimer l’ordre de se taire par le député visiblement à bout.

« Vous, fermez-la », a lancé Julien Odoul, avant d’enchainer : « Vous êtes d’une hostilité insupportable », « vous n’êtes personne ». Des propos qui ont immédiatement enflammé le plateau.

La réplique cinglante de l’avocat

Patrick Klugman n’a pas laissé passer ces attaques. L’avocat a répliqué vivement : « Mais vous êtes qui monsieur ? », « on ne dit pas ce qu’on veut, on respecte l’autre et on respecte la loi ». Le lendemain, il publiait un extrait de l’échange sur X (ex-Twitter) accompagné d’un message sans équivoque :

« M. Odoul s’est comporté comme un malfrat sur LCI à mon encontre. Incivilité, brutalité, irrespect… »

 

Le RN face à la justice

Invé ce mardi sur Sud Radio, Julien Odoul est resté sur la même ligne. Interrogé par Jean-Jacques Bourdin sur une éventuelle démission en cas de confirmation de sa condamnation en appel, le député a été catégorique :

« La cour suprême et le juge suprême, en démocratie particulièrement, c’est le peuple », a-t-il martelé, accusant la justice de faire de la politique.

Selon lui, ces condamnations viseraient à empêcher Marine Le Pen d’accéder à la présidence en 2027. Une analyse qui montre à quel point ce dossier judiciaire dépasse désormais le simple cadre pénal pour devenir un enjeu politique majeur.

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