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Conduite des seniors : à quel âge faut-il raccrocher les clés ?

La question de la conduite chez les seniors est un sujet sensible, mêlant autonomie et sécurité. En France, 64 % des personnes de plus de 65 ans possèdent encore une voiture, un chiffre qui souligne l’importance de ce moyen de transport dans leur quotidien. Mais avec l’âge, les réflexes s’émoussent, la vision décline et les troubles cognitifs peuvent compliquer la prise de décision. Alors, à quel moment faut-il envisager d’arrêter de conduire ? Quels sont les signes qui doivent alerter ? Découvrez les réponses dans cet article.

Faut-il fixer un âge limite pour les seniors au volant ?

Contrairement à certains pays comme le Japon ou l’Australie, où des contrôles médicaux réguliers sont imposés aux conducteurs âgés, la France n’a pas instauré de limite d’âge officielle. Un projet de loi, déposé en juillet 2023, proposait d’introduire des visites médicales obligatoires pour les seniors, mais il a finalement été rejeté. Pourtant, les chiffres interpellent : les personnes de plus de 75 ans représentent 15,2 % des décès sur les routes. Un constat qui soulève des questions sur la sécurité routière et la fragilité accrue des seniors en cas d’accident.

Les signes qui doivent alerter

L’âge n’est pas le seul critère pour déterminer si une personne est encore apte à conduire. Plusieurs signes doivent cependant retenir l’attention :

  • Baisse des capacités cognitives : troubles de l’attention, pertes de mémoire fréquentes.
  • Mauvais résultats au test PACC : utilisé pour détecter précocement la maladie d’Alzheimer.
  • Difficulté à gérer les situations complexes : ronds-points, intersections.
  • Accrochages répétés : rayures sur la carrosserie, petits accidents.
  • Réactions ralenties : freinage tardif, erreurs d’anticipation.

Des experts, comme ceux de l’École de médecine de Washington à Saint-Louis, recommandent des évaluations médicales régulières et des stages de mise à niveau pour tester les capacités de conduite des seniors.

Des solutions pour prolonger la conduite en toute sécurité

Arrêter de conduire est souvent perçu comme une perte d’autonomie. Pour éviter une rupture brutale, plusieurs alternatives existent :

  • Stages de mise à niveau : certaines auto-écoles proposent des cours adaptés, incluant des simulations de conduite.
  • Bilan médical : évaluer la vision, les réflexes et la coordination.
  • Adapter son véhicule : rétroviseurs élargis, boîte automatique.
  • Réduire les trajets : privilégier la conduite en journée et éviter les axes fréquentés.

En dernier recours, des solutions alternatives comme les transports en commun, le covoiturage ou les véhicules autonomes peuvent être envisagées.

Sources :