Eau du robinet contaminée au CVM : Un danger invisible pour des milliers de français
Boire un verre d’eau du robinet, un geste anodin ? Pas si sûr. Une étude récente révèle que des centaines de milliers de Français consomment une eau contaminée au chlorure de vinyle monomère (CVM), une substance cancérigène. Découvrez les causes de cette contamination, ses conséquences sur la santé et les actions à prendre pour se protéger.
Le CVM : Un gaz cancérigène dans nos verres
Le chlorure de vinyle monomère (CVM), un gaz incolore et inodore, a été détecté dans l’eau du robinet par Gaspard Lemaire, chercheur à l’Université d’Angers. Classé comme cancérigène certain par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) depuis 1987, ce composé chimique augmente les risques de cancers du foie et affecte la reproduction. La source de cette contamination ? Les anciennes canalisations en PVC, installées entre les années 1960 et 1980, qui libèrent du CVM au contact de l’eau.
Des canalisations obsolètes, un risque majeur
Les canalisations en PVC, autrefois largement utilisées, sont aujourd’hui un danger pour la santé publique. Dans certaines régions, comme la Nouvelle-Aquitaine, la Normandie ou l’Auvergne-Rhône-Alpes, des cas de contamination ont déjà été signalés. Les zones rurales sont particulièrement touchées, car l’eau y stagne plus longtemps dans les tuyaux, augmentant la concentration de CVM. Par exemple, dans une commune de Dordogne, les niveaux de CVM ont atteint 1 400 fois la norme autorisée.
Un manque de transparence alarmant
Malgré l’ampleur du problème, les autorités ne communiquent pas systématiquement les résultats des prélèvements aux habitants. Catherine Hergoualc’h, cofondatrice du « Comité Citoyen », alerte : « Des personnes ignorent être contaminées au CVM. » Elle conseille aux citoyens de demander une analyse de leur eau en envoyant une lettre recommandée à leur préfecture. Une démarche essentielle pour se protéger.
Des mesures gouvernementales insuffisantes
Si des mesures ont été prises en 2011 pour limiter l’exposition au CVM, elles restent insuffisantes face à l’urgence. Le remplacement des canalisations obsolètes traîne en longueur, et l’information aux citoyens est lacunaire. Cette négligence pourrait conduire à un scandale sanitaire majeur, mettant en cause la responsabilité des autorités.
Conclusion : Agir pour protéger la santé publique
La contamination de l’eau du robinet au CVM est une menace sérieuse qui exige une action rapide et transparente. Les citoyens doivent être informés et des mesures concrètes doivent être prises pour remplacer les canalisations défectueuses. La santé de milliers de Français en dépend.